Personages


Ibtisam, 17 ans, pensionnaire d’Ain Ghazal, sur le point d’accoucher. Ses parents ont dénoncé son petit ami à la police dès qu’ils ont été au courant de leur relation. C’est une pratique courante pour obliger le garçon à se marier avec la fille. Son petit ami l’a alors abandonnée. C’est ensuite qu’Ibtisam a réalisé qu’elle était enceinte…





Sanae, 27 ans, habitant à Oujda. Sanae est la fille d’une mère célibataire qui, pour échapper au déshonneur, et de peur que sa famille ne découvre cet enfant illégitime, a caché Sanae dès sa naissance dans plusieurs familles. Sanae est ensuite devenue pensionnaire à Ain Ghazal. Aujourd’hui, elle est indépendante. Sa mère, issue d’une famille aisée, évite le contact avec sa fille. Sanae travaille dans un café pour un tout petit salaire. Son plus grand rêve est d’avoir une maison à elle…


Chafia, 35 ans, habitant à Bruxelles, mariée, deux enfants. La mère de Chafia, Malika, a fui à seize ans un mariage forcé. Elle a ensuite rencontré le papa de Chafia, mais ils ne se sont jamais mariés. Malika est décédée début 2016. Le père de Chafia est le seul homme intervenant dans ce film qui ait reconnu son enfant. Aujourd’hui encore, Chafia continue le travail entrepris sur elle-même pour donner du sens à sa jeunesse pendant laquelle, en tant qu’enfant de mère célibataire, elle a été particulièrement mal traitée.


Amal, 23 ans, ex-pensionnaire à Ain Ghazal où elle a séjourné jusqu’à la naissance de sa fille. Amal est elle-même la fille d’une mère célibataire qu’elle n’a jamais connue. Elle a été adoptée par son oncle. Sa fille est née d’une relation avec son cousin, qui n’a pas voulu se marier avec elle et l’a abandonnée. Elle a dû faire le deuil de son enfant, morte à trois mois, qu’elle avait l’intention d’élever seule en dépit des traditions.



Ilham Jiri, assistante sociale à Ain Ghazal. Elle écoute avec bienveillance chacune des jeunes femmes et jeunes filles qui séjournent au Centre. Aujourd’hui elle est mariée et a un enfant. Elle ne travaille plus à Ain Ghazal mais a gardé le contact avec celles qui continuent à lui demander conseil.






La troupe de Comedrama,
compagnie théâtrale d’Oujda. Les pièces que propose Comedrama sont le plus souvent une critique de la société. Comme le disent les comédiens : « Nous mettons en scène la vie telle qu’elle est. C’est au public de voir s’il est prêt à changer de point de vue ». Merci en particulier à Hadrya Amara, l’âme de la compagnie, et aux comédiens Mohamed Bennai, Ghazib Leftas, Chaimae Bennai, Hassan Saidi, Mohamed Hasnaoui, Houssam Merzouqi, Moustapha Beloid, Zineb Nasiri, Meryem Ouyahya et Lakhdar Loukili. Merci aussi à Mohammed Benjeddi, qui a rendu possible cette rencontre filmée avec Comedrama.


Ain Ghazal est un centre social pour femmes victimes de violence, à Oujda. Ain Ghazal accueille surtout des pensionnaires célibataires, déjà mères ou enceintes. Son personnel veille à ce que ces jeunes femmes puissent accoucher à l’hôpital d’Oujda et prennent en charge l’enregistrement administratif des bébés, lorsqu’ils ne sont pas abandonnés à l’hôpital par leurs mères. Il tente aussi de procurer du travail aux pensionnaires pour qu’elles soient en mesure d’élever leurs enfants en toute indépendance. Ain Ghazal prend également soin de femmes victimes de violence.